découvrez l’évolution de l’indice des loyers commerciaux et les prévisions pour 2026 : tendances, calcul et conséquences pour les locataires et bailleurs.

Indice des loyers commerciaux : évolution et prévisions pour 2026

Le dernier indice des loyers commerciaux publié pour 2026 atteint 137,16 au deuxième trimestre, soit une hausse de 0,26 % sur un an. Après plusieurs trimestres de recul ou de faible progression, ce chiffre marque une évolution modérée, mais ne signifie pas que tous les loyers des commerces suivent la même trajectoire : le montant dépend du bail, de l’indice choisi et du trimestre retenu pour le calcul.

Pour un commerçant, l’enjeu est très concret. Une indexation mal anticipée peut peser sur la trésorerie ; une vérification attentive de la clause et des valeurs officielles permet, au contraire, de comprendre à l’avance l’effet d’une révision. À ce jour, l’INSEE n’a pas publié l’indice du troisième trimestre 2026, attendu fin décembre. Les prévisions ILC 2026 doivent donc être envisagées comme des repères de tendance, et non comme une valeur officielle ou une promesse d’évolution.

En bref

  • Le dernier indice des loyers commerciaux connu est celui du deuxième trimestre 2026 : 137,16, en hausse de 0,26 % sur un an.
  • La variation trimestrielle de +1,40 % décrit l’évolution récente, mais ne sert pas directement au calcul d’une indexation annuelle.
  • Le nouveau loyer se calcule à partir de l’indice prévu au bail et de son indice de référence : loyer actuel × nouvel indice ÷ indice de référence.
  • L’ILC peut évoluer à la hausse comme à la baisse ; la clause et les règles applicables déterminent l’incidence sur le loyer.
  • Le prochain indice, celui du troisième trimestre 2026, est attendu fin décembre, selon le calendrier habituel de publication de l’INSEE.

ILC 2026 : dernière valeur officielle et évolution des loyers commerciaux

Au deuxième trimestre 2026, l’ILC s’établit à 137,16. Il a progressé de 0,26 % par rapport au même trimestre de 2025, tandis que sa variation par rapport au trimestre précédent atteint 1,40 %. Pour une indexation annuelle, c’est la comparaison sur un an qui importe généralement, sous réserve de la rédaction du bail.

La progression trimestrielle ne doit donc pas être interprétée comme une hausse à appliquer telle quelle au loyer. Elle mesure le changement entre deux trimestres consécutifs ; les mécanismes contractuels ou légaux retiennent d’autres périodes de comparaison. L’indice a été publié au Journal officiel le 25 septembre 2026.

Trimestre Valeur de l’ILC Variation sur un an
1er trimestre 2026 135,26 -0,45 %
2e trimestre 2026 137,16 +0,26 %
3e trimestre 2026 À paraître À paraître
4e trimestre 2025 134,62 -0,50 %
3e trimestre 2025 137,09 -0,45 %
2e trimestre 2025 136,81 +0,07 %
1er trimestre 2025 135,87 +0,96 %
4e trimestre 2024 135,30 +2,01 %

Ces valeurs illustrent une période de ralentissement après les hausses plus marquées de 2024. Le point haut communiqué dans l’historique est de 137,71 au troisième trimestre 2024 ; à 137,16, le dernier indice publié reste inférieur à ce niveau.

Ce que l’ILC mesure — et ce qu’il ne mesure pas

L’ILC est un indice trimestriel publié par l’INSEE. Créé en 2008, il sert de référence à certains mécanismes de révision des loyers des baux commerciaux. Exprimé en base 100 au premier trimestre 2008, il atteint 137,16 en 2026 : cela correspond à une progression de 37,16 % par rapport à cette base.

Il ne s’agit pas d’une moyenne des loyers observés dans les rues commerçantes. L’indice combine des évolutions de prix utilisées pour encadrer certaines révisions contractuelles ; il ne fixe ni le loyer initial d’un local ni sa valeur de marché. Cette distinction aide à replacer l’évolution des loyers commerciaux dans son contexte : l’indice encadre une formule, tandis que le loyer convenu dépend notamment du local et du marché concerné.

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Prévisions ILC 2026 : ce que les chiffres permettent d’anticiper

Une prévision fiable ne consiste pas à prolonger mécaniquement la dernière variation. Au deuxième trimestre 2026, la hausse annuelle de l’ILC est limitée à 0,26 %, après une baisse de 0,45 % au trimestre précédent. Cette séquence suggère une évolution récente moins soutenue que celle observée en 2023 et 2024, sans permettre de connaître à l’avance la valeur du prochain indice.

La composition de l’indice explique en partie cette inertie. Depuis le quatrième trimestre 2021, l’ILC repose sur une pondération de 75 % pour les prix à la consommation et de 25 % pour le coût de la construction. L’indice des prix à la consommation est lui-même pris en moyenne sur douze mois ; le coût de la construction est pris en moyenne sur quatre trimestres. Ces moyennes amortissent les variations immédiates.

En pratique, l’inflation et les loyers commerciaux ne progressent pas toujours au même rythme ni au même moment. Une hausse mensuelle des prix n’entraîne pas instantanément une hausse équivalente de l’ILC ; inversement, l’indice peut continuer à réagir après un ralentissement de l’inflation. Le coût de la construction peut aussi contribuer à tirer l’indice dans une direction différente.

Pour les entreprises, la tendance invite surtout à budgéter avec prudence : retenir une marge de sécurité est plus utile que d’inscrire une hausse future comme certaine. Le troisième trimestre 2026 est attendu fin décembre ; sa publication apportera un nouveau repère, mais pas une garantie sur les périodes suivantes.

Les repères de long terme pour les loyers des commerces

Depuis le premier trimestre 2008, l’indice est passé de 100 à 137,16, soit une progression totale de 37,16 %. Cette évolution cumulée ne signifie pas qu’un loyer donné a nécessairement augmenté dans la même proportion : les clauses, les dates de révision et, dans certaines périodes, des mesures temporaires de plafonnement peuvent modifier le calcul appliqué.

La comparaison avec l’ancien indice du coût de la construction (ICC) éclaire aussi le choix de l’ILC. Historiquement, les variations annuelles de l’ICC ont été plus amples que celles de l’ILC. Pour autant, certains baux continuent de mentionner l’ICC dans leur clause d’indexation ; il convient alors de vérifier les termes du contrat et le mécanisme concerné.

Révision des loyers commerciaux : calculer l’indexation à partir du bail

La formule usuelle est simple, à condition de ne pas mélanger les périodes ni les indices : nouveau loyer = loyer actuel × nouvel indice ÷ indice de référence. L’indice de référence est celui qui a servi au calcul du loyer actuel ; le nouvel indice doit correspondre au trimestre prévu dans la clause.

La date du jour ne détermine pas à elle seule le trimestre à utiliser. C’est le bail qui précise l’indice et, le plus souvent, le trimestre de référence. Une boutique dont le bail prévoit une indexation annuelle sur le deuxième trimestre doit donc comparer les valeurs de ce même trimestre, dès lors qu’elles sont publiées.

Exemple chiffré avec l’ILC du deuxième trimestre

Pour un loyer mensuel de 2 400 € dont la clause retient l’ILC du deuxième trimestre, le calcul avec les indices 2025 et 2026 est le suivant : 2 400 × 137,16 ÷ 136,81. Le loyer indicatif obtenu est de 2 406,14 € par mois, soit une différence de 6,14 € mensuels ou 73,68 € sur une année complète.

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Ce résultat illustre l’effet de la variation annuelle de 0,26 %, sous réserve des conditions exactes du bail. Pour contrôler un avis d’échéance, il faut retrouver le montant antérieur, l’indice ayant servi à le calculer et la nouvelle valeur applicable. Une erreur de trimestre peut produire un écart bien plus important qu’un simple arrondi.

  1. Repérez la clause : identifiez l’indice retenu (ILC, ILAT ou ICC), le trimestre et la date d’indexation.
  2. Retrouvez l’indice de référence utilisé pour fixer ou recalculer le loyer actuel.
  3. Relevez la nouvelle valeur du même trimestre, publiée par l’INSEE.
  4. Appliquez la formule, puis comparez le résultat au montant réclamé.
  5. Conservez le calcul et les justificatifs pour faciliter tout échange avec le bailleur ou son gestionnaire.

À titre de repère pluriannuel, un loyer fixé à 1 000 € au deuxième trimestre 2017 et indexé selon le même trimestre correspond, avec le coefficient fourni jusqu’au deuxième trimestre 2026, à environ 1 246,91 €. Ce calcul rétrospectif ne remplace pas l’examen de la clause ni des éventuelles règles particulières applicables à la période considérée.

Indexation des baux commerciaux : ILC, ILAT ou ICC ?

Le bon indice dépend de l’activité et du contrat. L’ILC concerne principalement les commerçants et les artisans ; l’ILAT, indice des loyers des activités tertiaires, vise notamment les bureaux, les professions libérales et les entrepôts logistiques. L’ICC mesure les prix de construction de logements neufs et figure encore dans certaines clauses, notamment de baux anciens.

Indice Activités ou situations principalement concernées Composition ou objet Valeur la plus récente communiquée
ILC Commerces et artisanat 75 % prix à la consommation, 25 % coût de la construction 137,16 au T2 2026
ILAT Bureaux, professions libérales, logistique Prix à la consommation, coût de la construction et PIB en valeur 138,01 au T2 2026
ICC Référence de certaines clauses, notamment anciennes Prix de construction de logements neufs 2 103 au T2 2026

Les valeurs brutes de ces indices ne sont pas comparables : leur base de calcul diffère. Pour mesurer leur évolution, il faut comparer leurs variations respectives et vérifier celui que désigne le bail. Les activités exclusivement exercées dans des bureaux, les plateformes logistiques et les activités industrielles ne relèvent pas nécessairement de l’ILC, même si un bail commercial est en jeu.

La clause d’indexation doit aussi présenter un lien avec l’objet du contrat. En cas de décalage entre l’indice choisi et l’activité exercée, ou de doute sur la validité d’une stipulation, les circonstances du bail comptent : un professionnel du droit peut examiner la situation particulière.

Indexation annuelle, révision triennale et renouvellement du bail

La révision des loyers commerciaux peut relever de mécanismes différents. L’indexation annuelle découle d’une clause du bail ; la révision triennale peut être demandée dans les conditions prévues par le Code de commerce ; le plafonnement au renouvellement répond à ses propres règles. Leur période de référence n’est donc pas interchangeable.

Mécanisme À quel moment ? Période de variation généralement examinée Repère juridique
Indexation annuelle À l’échéance prévue par la clause Souvent un an, au même trimestre Clause du bail ; article L145-39 du Code de commerce
Révision triennale À la demande d’une partie, après au moins trois ans Depuis la dernière fixation du loyer Article L145-38 du Code de commerce
Renouvellement À la fin du bail, généralement après neuf ans Selon les règles de plafonnement applicables Article L145-34 du Code de commerce

La clause annuelle et la révision triennale

L’indexation annuelle n’est pas automatique en l’absence de clause. Lorsqu’elle est prévue, elle s’applique selon les modalités du contrat et peut jouer à la hausse comme à la baisse. La Cour de cassation a notamment jugé qu’une clause d’échelle mobile ne pouvait écarter la baisse de l’indice tout en conservant son effet à la hausse.

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Sans clause d’indexation, une révision triennale peut être demandée après le délai requis. Pour un loyer fixé au deuxième trimestre 2023, l’évolution de l’ILC jusqu’au deuxième trimestre 2026 est de 4,06 %. Ce chiffre constitue un repère de variation de l’indice ; il ne dispense pas de vérifier les règles légales, les dates et les circonstances de la demande.

Le plafonnement au renouvellement

Lors du renouvellement, le plafonnement du loyer dépend notamment de la durée du bail et des évolutions susceptibles d’affecter la valeur locative. Sur neuf ans, du deuxième trimestre 2017 au deuxième trimestre 2026, l’ILC a progressé de 24,69 %. Cette donnée permet de situer l’évolution de l’indice, mais ne suffit pas à calculer seule le loyer renouvelé.

Le plafonnement temporaire de 3,5 % prévu pour certaines PME entre le deuxième trimestre 2022 et le premier trimestre 2024 n’est plus en vigueur. Les règles prévoyaient que la fraction de hausse excédant ce seuil ne soit pas récupérée lors d’une indexation ultérieure ; un calcul portant sur cette période mérite donc une vérification spécifique à partir des textes et des documents du bail.

Tendance du marché immobilier commercial : préparer son budget

La tendance du marché immobilier commercial ne se résume pas à l’ILC. L’indice éclaire l’évolution d’un loyer contractuel, tandis que la fréquentation, l’emplacement, les charges, les travaux et l’activité du commerce influencent aussi l’équilibre économique d’un local. Pour un exploitant, le meilleur usage de l’indice consiste à prévoir une charge plausible, puis à actualiser le budget lorsque la valeur officielle paraît.

Un commerce qui paie 2 400 € par mois peut traduire chaque point de pourcentage d’évolution en 288 € par an, avant prise en compte d’autres charges. Ce repère facilite la planification, mais ne préjuge pas de la variation qui s’appliquera au bail : celle-ci dépend du trimestre, du mécanisme retenu et de l’indice de référence.

  • Inscrivez la date d’indexation et le trimestre visé dans le calendrier de trésorerie.
  • Vérifiez le dernier indice disponible sur le site de l’INSEE avant de modifier le budget.
  • Comparez l’avis d’échéance à votre propre calcul et gardez une trace des valeurs utilisées.
  • Si une différence demeure, transmettez au bailleur le détail du calcul et les références de l’INSEE.
  • Pour une clause ambiguë ou un désaccord juridique, sollicitez un conseil adapté à votre dossier.

Cette méthode transforme une donnée trimestrielle en outil de gestion : elle permet d’anticiper les échéances sans confondre évolution de l’indice et évolution générale du marché locatif.

Prochain indice des loyers commerciaux : calendrier de publication

L’INSEE publie habituellement chaque indice au cours du troisième mois suivant la fin du trimestre. L’ILC du troisième trimestre 2026 est ainsi attendu fin décembre 2026. La valeur est diffusée par l’INSEE puis publiée au Journal officiel ; les dates précises peuvent différer selon le trimestre.

Ce calendrier peut avoir une conséquence pratique. Si une clause prévoit une indexation au début de janvier à partir du troisième trimestre, l’indice peut paraître peu avant l’échéance. Le montant appelé au départ peut alors être régularisé après publication, selon les dispositions du bail et les échanges entre les parties.

Les valeurs officielles et les publications méthodologiques sont disponibles sur le site de l’INSEE. Les règles relatives aux baux commerciaux peuvent également être consultées sur Service-Public.fr et dans le Code de commerce.

Quel est le dernier indice des loyers commerciaux publié en 2026 ?

Le dernier indice communiqué est celui du deuxième trimestre 2026 : 137,16, en hausse de 0,26 % sur un an. Sa publication au Journal officiel date du 25 septembre 2026.

Quand sera publié le prochain ILC ?

L’indice du troisième trimestre 2026 est attendu fin décembre 2026, selon le calendrier habituel de publication de l’INSEE.

Comment calculer une indexation annuelle du loyer ?

La formule usuelle est : loyer actuel × nouvel indice ÷ indice de référence. Le trimestre et l’indice à retenir sont ceux prévus dans la clause du bail.

L’ILC peut-il baisser et entraîner une baisse du loyer ?

Oui. L’ILC peut reculer sur un an. Une clause d’échelle mobile doit en principe jouer dans les deux sens ; la rédaction du bail et les règles applicables doivent toutefois être examinées.

Quelle différence entre l’ILC et l’IRL ?

L’ILC sert principalement à certains baux commerciaux des commerçants et artisans. L’IRL, indice de référence des loyers, concerne les loyers d’habitation. Ils ne sont pas interchangeables.

Auteur/autrice

  • Hélène Marchand

    Je suis Hélène Marchand, rédactrice finance et patrimoine. Ancienne conseillère patrimoniale, elle aime relier épargne, immobilier et retraite dans une vision d'ensemble. Sur Finance Panorama, je décrypte la finance, l'assurance, l'immobilier et le droit du quotidien sans jargon — avec des repères clairs et des conseils qu'on peut appliquer tout de suite.